Au commandement du starter, le vide est fait dans la tête. Seul contre le chronomètre, seul face à nous même. Aller chercher un temps, aller chercher ce temps, synonyme de qualification. Seul face à cette ligne d’eau. On va le faire, on va y arriver. C’est une évidence…

Pas si seul en fait. Les yeux de l’entraîneur sont là, posés sur soi. On le sait, on l’entend… Son sifflet, unique, si différent de celui des autres entraîneurs. Le faire pour soi, le faire pour lui… Tant de travail tous les deux, tous les soirs de la semaine, à aligner des longueurs. Un regard suffit, on se comprend, on lit l’un à travers l’autre. Un signe de sa main, un clin d’œil, on sait ce qui ne va pas et on réagit… Un couple unique, que l’on partage avec les autres nageurs du groupe, et pourtant unique.

Se souvenir de tout ce qu’on a mis en place. « Un bon départ, dynamique et tonique… une bonne sortie de l’eau, les appuis, bien placer le geste, la relance quand il faut, pas trop tôt, ni trop tard, accélérer encore, se jeter sur le mur à l’arrivée… et vite se retourner vers lui… Un sourire, un bras levé ?

Retour à la réalité, le commandement du starter, monter sur le plot. Seul contre le chrono, la pression monte. On va le faire, on va y arriver. C’est une évidence…

« A vos marques… »

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