Il y a des jours où rien ne va. Mais absolument rien. Un jour où le mieux serait de s’enrouler dans une couette bien épaisse, de se blottir dans son canapé à regarder le poêle / la cheminée / la télé / ou un mur si on a rien de tout ça, et de prendre son chat / lapin / chien / hamster / doudou / ou une bouteille en plastique si on n’a rien de vivant sous la main, pour pleurer sur son sort. Son terrible triste sort…

C’est sûr que si on pensait obtenir son résultat d’examen en se déplaçant comme annoncé, alors que l’administration française n’a finalement plus envie de le donner si facilement, et préfère envoyer ce fameux résultat par courrier au domicile, on aurait mieux fait de rester couché ! (Poke @Belbanell)

Pareillement, si tu te lèves pour aller faire de belles photos de nature, la brume s’emmêlant au rayon de soleil, les couleurs virant du rose à l’orange… et que tu as laissé la veille ta carte mémoire, la seule que tu as, dans le lecteur de l’ordinateur… tu n’as plus qu’une solution : aller te pendre en rentrant…

D’autres exemples si faciles : tu te lèves le matin et tu trouves une température hivernale… mais dans le salon ! Le poêle est éteint et bien froid, aucune braise (et pas de petit bois pour le rallumer en 2 secondes). Ne baissant pas les bras, tu te dis que tu vas faire chauffer un peu d’eau sur le gaz pour te préparer un bon petit thé bien chaud… la bouteille de gaz est vide. La recharge est à la cave, mais il n’y a plus de lumière là-bas depuis 6 mois et tu ne t’en es toujours pas occupé. Tu as trop froid, tu y vas à tâtons. Après avoir arraché 5 kg de toiles d’araignée, tu te rends à l’évidence, tu n’avais pas racheté de recharge la dernière fois… Tu remontes dans ton salon-igloo et vas chercher ta couette… Tout se met en marche, couette, canapé, #ChatBoudin (qui servira de bouillotte pour l’occasion), et poêle éteint à regarder. Ou plutôt le mur, car tu n’as pas de télé et que voir le poêle si froid, me donne encore plus froid…

Heureusement que rien de tout ça ne m’est arrivé ce matin. Et que je n’ai pas découvert hier qu’une personne en qui je vouais une confiance aveugle et que je pensais réciproque me cache des choses et se fous royalement de ma gueule avec des promesses en l’air. Heureusement que ça ne m’arrive pas, car là, sinon, j’aurai été obligé de me téléporter dans un endroit de rêve.

Un endroit que j’ai découvert au hasard dans mes petites ballades montagnardes. Où rien ne peut donner l’impression qu’un homme se soit déjà aventuré si profond dans cette nature et où, pourtant, j’ai découvert ces quelques marches, qui menait sur ce vieux banc de bois. Assis sur ce banc, il n’existe plus rien autour de moi, que cette vue. Plus de problème, plus de souci, juste cette vue. Mon Paradis sur Terre. Et ce Paradis, je te le donne.

Alors, assis toi, tout seul, regarde, admire et oublie. Tout va bien maintenant…