Nous sommes en avril. Il fait froid. Il fait gris. La météo est dingue. Elle passe d’une température estivale, soleil et chaleur, à une température automnale comme aujourd’hui. Grisaille, pluie et froid. La totale.

Et dans tout ça, mon moral, cet idiot, suit le mouvement…

C’est vrai que je ne suis pas un guerrier de ce côté. Je m’évade souvent du côté obscur et peu de Jedi peuvent me ramener du bon côté de la Force. Mon Maître Jedi étant occupé cette nuit à sauver des vies, je me laisse sombrer tranquillement en écoutant des musiques bien trop lentes pour être gaies. Ne vous affolez pas non plus, je suis très loin de penser sauter de ma fenêtre. Et puis de toute façon, j’habite dans une maison de plain-pied… ça serait ballot !

Mais ce temps pourri, son absence et cette nouvelle me font broyer du noir… La nouvelle me direz vous… Quelle nouvelle ? Il n’a pas parlé de nouvelle encore… Que vous êtes curieux.

C’est le genre de nouvelle qui devrait – selon moi – être amenée progressivement afin d’être d’assimilée. Une phase de réflexion, plus ou moins longue, était à mes yeux obligatoire. Se poser tranquillement, analyser et réfléchir. Je sais que la nouvelle est à mettre au conditionnel, rien n’est sur. Mais dans les deux choix qui sont proposés, je n’avais jamais, au grand jamais,  pensé à une fin à vrai dire. Mais toute chose à une fin, c’est dans la logique des choses.

Trop tard, aucune réflexion possible sur ce coup-là. Le téléphone. La nouvelle à la fin de la discussion. Tous ces mots qui m’arrivent en pleine face, puis le blanc. Un long blanc. Des secondes qui sont pour moi des minutes. Ce blanc de sa part, de ma part. J’ai l’impression d’avoir reçu un uppercut, je suis sonné. Une certaine angoisse me serre la gorge. Une grande tristesse m’assaille. Et surtout, surtout, un immense sentiment d’abandon et de trahison !

Je n’avais jamais pensé à une fin à vrai dire, mais toute chose à une fin, c’est dans la logique des choses. Et cette logique est pour bientôt peut-être, ou peut-être pas. Quoiqu’il en soit je n’ai pas les cartes en mains… Cette fin, son « comment » et son « pourquoi », je n’y avais jamais pensé. Il y a des logiques que notre conscience refuse d’aborder, et je comprends.

A moi d’assimiler tout ça, de réfléchir au différent choix, tranquillement, posé sur ce banc au bord de la Seine. Mais bon, vu le temps qu’il fait, ça va être dur en étant trempé et gelé…

Putain de météo !