Ce nest plus un besoin c’est une nécessité. Ça devient vital. Je suis fatigué, matin, midi et soir… Mais plus que mon état léthargique habituel quoi. Dès que mon réveil me sort de mes rêves, mon corps et mon esprit me supplie de rester bien au fond de la couette, dans cette chaleur enivrante et bienveillante.

Bref, mon départ en vacances s’organise. Non pas que je vais pouvoir me reposer, dormir jusqu’à pas d’heures et glander toute la journée. Non loin de là l’idée de nos vacances habituelles. Ce sont plutôt des vacances sportives, ou on crapahutent de sommet en sommet, avec notre mercier sur le dos : tente, sac de couchage, bouffe et affaires en tout genre. Alors non, je ne risque pas d’être beaucoup plus reposer que je ne le suis actuellement (tiens d’ailleurs j’écris ce billet en me disant qu’en fait, une sieste aurait aussi été sympathique, la, maintenant tout de suite !). Mais c’est le dépaysement. Plus de contraires liées au travail, plus de temps perdu sur la route, plus de stress divers et varié. Je vais retrouver ma montagne, mes marmottes, mon appareil photo, ma liberté, mon homme.

Car cette fatigue et ce stress que je ressens, je ne suis pas le seul à les ressentir. Notre maison en est pleine j’ai l’impression. Ces vacances vont faire le plus grand bien à tout le monde, et on reviendra chargé d’air pur des Alpes.

Question photo, je vous propose de « vivre », à travers cinq photos, une journée de bivouac en montagne. (Vous trouverez en commentaire sous chacune des photos ce petit texte explicatif).

1- Val d’Escreins : Départ du chalet de bon matin, pour se rendre au Val d’Escreins, situé dans le Parc National du Queyras. Sur la route, premier arrêt photo avec ces nuages encastrés qui ont du mal à sortir de la vallée, qui s’accrochent aux cîmes des mélèzes…

2- A table : On commence à monter tranquillement, avec l’objectif de bivouaqué au pied d’un lac d’altitude nommé « lac miroir ». Au détour d’un sentier, une sentinelle. Le sens du vent est en notre faveur, elle ne nous a pas entendu, ni senti (je vous invite à lire ce billet sur les marmottes pour mieux comprendre la manière d’approche que j’utilise pour photographier ces animaux). Petite surprise pour la belle, j’avais pris une carotte au cas où. Je la pose, m’éloigne de quelques mètres, et laisse faire la nature. De quoi faire quelques photos de la gourmande !

3- Bivouac : Nous sommes au bord du « lac miroir », à plus de 2500m d’altitude. La tente est plantée, nous sommes allé chercher du bois mort en prévisions de la soirée… Notre minuscule tente au milieu de l’immensité. Pas un bruit, la soirée approche petit à petit. Les randonneurs sont tous retourner à leurs voitures  pour un retour au chaud. Pas nous…

4- Feu de bivouac : La nuit tombe tôt sur nos montagne, 21h et déjà le noir quasi complet. Nous avons bien entendu allumer un feu pour nous réchauffer. Au loin se dessine encore les sommets des Alpes du Sud. Silence complet. Le feu qui crépite. Les yeux fatigués de la marche de la journée. Les mains au chaud autour du mug rempli de soupe lyophilisée. Un moment de pur bonheur.

5- A perte de vue : Le jour se lève… On sort le réchaud, et nous installons pour le petit déjeuner. Généralement, même début août, tant que le soleil ne se montre pas, la température est très basse pour la saison et on supporte facilement pantalon, pull et chèche… On reprend la route pour monter encore un peu pour contempler la vue. Nous arrivons quasiment au 3000m d’altitude. Sur la photo, en bas à droite, le lac ou nous avons bivouaqué. On dirait une mare aux canards. Pourtant, il faut 10′ de marche pour en faire le tour… L’altitude écrase les distances, tout parait minuscule, et pourtant si proche…

Encore 10 jours… 10 jours !

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