Aujourd’hui c’est une belle journée de printemps, on reprend petit à petit nos bonnes habitudes. Personnellement, je ressors mes chaussures de footing. Certains, qui ont été sérieux durant tout l’hiver, en pratiquant occasionnellement ce sport, n’ont que de la terre séchée à retirer de leur semelle. Moi, j’ai des toiles d’araignées !  À croire que je n’ai pas fait de footings depuis longtemps, tiens… Je vérifie. À oui quand même, dernière course inscrite sur mon iPhone, le 20 janvier. Tiens, bizarre, j’ai eu une période de démence totale en décembre / janvier… 14 footings en 3 semaines… Je me souviens ! Lendemains de fêtes, bonne résolution… toussa toussa. En gros, avec du recul je m’aperçois qu’elle a tenu 20 jours quoi ! Un peu plus longtemps que celle de 2011 qui était, je vous le donne en mille… « Faire du sport ».

Bref, les chaussures sont prêtes, moi un peu moins… Je me remets doucement d’une tendinite au talon, mais je ne sais pas pourquoi, le soleil du jour aidant, j’ai envie de courir. En piste, bords de Seine, et 40′ après, retour à la maison… J’ai les jambes et les poumons en feu. Je suis rouge cramoisi, je dégouline de partout. C’était génial diront les puristes. Je me pose quand même la question que je me pose après chaque footing « pourquoi tu te fais du mal, pourquoi tant de haine ? ».  Mes 4 kg de trop se font ressentir… ainsi que mon manque criant de sport ! Limite j’aurai envie de prendre une bonne résolution et de m’y remettre sérieusement. Genre une fois par semaine, voire même deux fois. Limite j’ai envie… Limite !

Le footing passé, petit tour dans le jardin et mon envie de suer me reprend. Faudrait vraiment qu’il invente des cachetons contre les envies soudaines de « bonne résolution »… Le labo qui inventerait ça gagnerait des millions, moi j’vous l’dis ! Bref, la pilule magique n’existe pas, et me voilà en train de tournoyer dans mon jardin, mon scarificateur en mains, à retirer le maximum de mousse possible, puis à jeter en pâture des petites graines afin de retrouver un magnifique gazon (que l’on a jamais eu soit dit en passant…). Avec un peu de chance, ça va marcher ! Il faut juste que la graine trouve la terre, qu’il pleuve, et surtout, que les piafs ne bouffent pas tout. Et là, c’est une autre paire de manches. Ma poubelle est maintenant pleine de mousse, j’ai le dos en vrac et les doigts en sang… Je m’aperçois que je n’ai fait que 10% de la surface du jardin… Je suis partagé entre une envie de pleurer, de crier, ou de me dire que la mousse, c’est vert et c’est aussi sympa que du gazon en fait !

Je ne suis d’ailleurs pas le seul à reprendre les bonnes habitudes printanières. On a ressorti une des lapines dans son enclos. Elle gambade et est heureuse. Dans un élan de gentillesse, je l’ai même sortie afin qu’elle puisse faire son activité printanière favorite, à savoir la tondeuse. Tant qu’elle a de l’herbe, elle mange. J’aurai préféré qu’elle s’attaque à la mousse, mais c’est pas trop son truc. Dommage, j’ai raté le « une pierre / deux coups ». Ce qui a été un peu moins marrant, c’est de lui courir après pendant 20′ pour l’attraper et la faire retourner dans son enclos. La sortir c’est facile, la faire rentrer c’est un tout autre jeu…

#ChatBoudin retrouve également ses activités préférées en ce jour ensoleillé. Après sa petite balade de l’après-midi se colle à la fenêtre de mon bureau, pour faire sa sieste au soleil, à me surveiller du coin de l’œil… D’ailleurs, je l’entends grogner un peu. Faut que je m’y remette !