Décembre, une période que j’aime particulièrement, mais que je pourrais aimer bien plus ceci dit…

Le froid est de plus en plus vif. On se demande si cette année, on va avoir la chance d’avoir de la neige.
Je dis la chance car la période de Noël sous la neige, c’est tout simplement magique. Cela donne un petit air de féerie et la fête n’en est que plus belle.
Je dis la chance car j’habite également un coin où la première montagne est à quelques heures de route, et où donc la neige est loin d’être une habitude.
Je dis la chance mais pourtant, ici, dès le moindre flocon de neige, c’est un effroyable bordel sur les routes. Les gens ne savent plus conduire (déjà que sans la neige, c’est pas brillant…). Il y a quelques années, pour faire les 18 km qui me séparent de mon boulot, j’avais mis 3h30 au lieu des 18 minutes habituelles. Enfin je dis 3h30, c’est faux. Je n’ai en fait jamais pu rejoindre mon travail. Après 2h30 complètement coincé dans les bouchons à chercher les petites routes parallèles, et seulement 10km de parcourus, j’ai décidé de faire demi-tour… comme tout le monde malheureusement. Bref, ce jour-là, les trois flocons de neige ont eu raison de la civilisation !

Décembre, c’est pour moi l’achat des cadeaux de Noël à tous les gens que j’aime. Non je ne suis pas de ceux qui font ça à l’arrache le 24 au soir. J’aime surprendre les gens, j’aime voir leurs yeux briller quand ils ouvrent leurs cadeaux, j’aime les mimiques de surprise et d’étonnement pointer sur leurs visages radieux. Et rien que pour ça, j’aime Noël. Alors je le prépare du mieux que je peux. Durant l’année passée, je note secrètement tout ce que je pourrais offrir. Généralement je perds ladite liste quelques jours avant d’en avoir besoin, sinon ce n’est pas très drôle. J’en arrive donc à être dans l’obligation de me creuser la tête pour faire LE cadeau qui plaira.

J’adore faire des cadeaux, par contre je déteste m’occuper de les emballer dans des papiers festifs et colorés. Il faut être très franc, mes emballages ressemblent à ceux réalisés par un enfant de 4 ans ou à un kilo de viande préparé et emballé chez le boucher, au choix ! Cette année, j’ai déjà acheté la majorité des cadeaux, et déjà emballés les principaux. Je suis large !

Pourtant, décembre est là et je n’ai toujours pas acheté le calendrier de l’avent. Je n’ai toujours pas décoré le salon non plus. Et encore moins acheté de sapin.

Car qu’on se le dise, le sapin, c’est une tradition à la maison. Il ne peut pas y avoir de Noël sans sapin. Une tradition qui passe par sa décoration. Tous les ans, je rajoute un petit quelque chose de nouveau (que j’achète généralement en janvier à l’époque des -50% sur toute la déco…).

Généralement, je fais ça en journée, quand mon homme travaille, et j’attends patiemment qu’il découvre la maison décorée : tout est dans le noir, seules brillent les lumières clignotantes de notre sapin. Je sais que c’est à partir de ce moment là qu’il rentre psychologiquement dans la période « fêtes de Noël ». C’est donc un devoir que j’ai… Le devoir de le faire perdurer un peu plus longtemps dans son enfance.

Noël, c’est la période famille. Comme tous les ans maintenant depuis que nous sommes ensemble, le réveillon du 24 au soir se fera chez ses parents, entouré de toute sa famille. Malgré quelques clash dernièrement, le noyau reste soudé. Nous partagerons un bon repas préparé par ma belle-mère, sur une table superbement décorée. Le tout après un apéritif où le champagne sera de la partie, ainsi que les cadeaux. Mais le plus important, nous partagerons ce bonheur simple d’être tous ensemble.

Le lendemain, nous prendrons la route pour retrouver mes parents. Encore un repas de fête où le partage et l’amour familial sera omniprésent.

En plus de cette période privilégiée pour nos proches, Noël a toujours été également associé aux cadeaux. Ma mère mettait une crèche au pied du sapin pourtant, mais cela ne m’intéressait guère. Par contre, tous ce qui se trouvait au pied du-dit sapin, avec mon prénom dessus, m’attirait particulièrement !

J’ai souvenir d’un matin de Noël. Je dois avoir 6 ans et c’est la dernière année où je crois dur comme fer que le Père Noël existe.
Il est 7h, je me lève en bondissant, cours en pyjama à travers tout l’appartement et ouvre la porte du salon déjà essoufflé. Mes parents sont là à m’attendre. Mon père a son appareil photo autour du cou mais n’a absolument pas le temps de réagir devant la furie que je suis. Deux cadeaux m’attendent au pied du sapin. Les couleurs des papiers cadeaux sont vives et omniprésentes. Du rouge, du vert, du bleu, du jaune. Je regarde mes parents, attendant leur accord pour ouvrir mes cadeaux. Ils me sourient. Je les vois heureux. heureux du bonheur qu’ils m’apportent.

Un bonheur simple. Un bonheur de partage.

Je ne sais pas encore que d’autres enfants ne connaîtront jamais ce bonheur.

J’aimerais dans un avenir proche pouvoir poser en pleine nuit du 24 décembre, des cadeaux au pied de notre sapin. Attendre sur le canapé, main dans la main avec mon mari, mon appareil photo autour du cou. J’aimerais voir surgir mon enfant de sa chambre, en pyjama, les cheveux ébouriffés, tout essoufflé, un sourire barrant son visage. Le voir se précipiter vers le sapin, là où les cadeaux attendraient patiemment d’être déballés.

J’aimerais emmener mon enfant, en ce jour de fête, faire la visite des grands-parents, pour voir ce que le Père Noël aura laissé au pied des sapins. J’aimerais voir mes parents revivre ses moments passés, et donner du bonheur à un enfant. J’aimerais voir ce dernier, les yeux brillants, ne plus savoir où donner de la tête, puis partir jouer sur la moquette du salon pendant que nous mangerons notre repas de fête, entre adultes…

J’aimerais sourire de le voir heureux.

J’aimerais tellement…