Mao et Mum sont frères, nés le 1er mars 2013. À peine plus gros qu’un poing, ils débordent de vitalité… durant leurs phases actives. Ils tombent de sommeil comme des mouches, et repartent de plus belle. Joueurs, malicieux, ils viennent d’être adoptés par mon beau-frère et son amie.

Les gens qui les avaient voulaient absolument s’en débarrasser, et rapidement. 6 semaines seulement et déjà loin de leur mère… Mais ils arrivent dans un foyer ou ils sont attendus, et même si les premiers jours leur litière n’était faite uniquement de papiers journal, leurs nouveaux maîtres font au mieux pour eux. Ils sont choyés, bien nourris, caressés. Ils ont toujours quelqu’un pour jouer avec eux et attiser leur curiosité. Un oeil aimant veille sur eux jour et nuit… car pour ne pas les laisser seuls dans le noir une maison inconnue, ils ont pu exceptionnellement dormir avec leurs maîtres les premières nuits.

Mao et Mum ont trouvé une famille aimante. Un homme et une femme qui les attendait et les aimait avant leur arrivée…

Il serait tellement facile d’extrapoler ce texte… Deux frères, pas de famille? Un couple qui s’aime et qui rêve de famille.

Depuis quelque temps, je ne pense que mariage et enfant… Depuis quelque temps, avec l’actualité, tout est à fleur de peau en ce moment. Le projet de loi avance à grands pas, et ne fait plus aucun doute maintenant, ouvrant donc la possibilité d’un mariage avec mon homme, mais également la possibilité de devenir père(s).

Il y a quelques semaines je suis allé rendre visite à mon filleul en Bretagne (pour en apprendre un peu plus sur lui, lisez ce billet) et ce vide en moi s’est instinctivement rouvert. Cette envie, ce besoin viscéral de devenir père.
D’aimer un petit bout de rien, de le voir grandir, de l’accompagner avec mon homme jusqu’à ce qu’il parte de la maison pour faire sa vie d’adulte…
De vivre ses premiers mots, ses premiers pas, ses premières chutes. L’aider à se relever, puis l’observer au loin se relever tout seul.
De lui acheter ses premières chaussures, toutes mignonnes, taille 18, à refuser de lui acheter la dernière paire de baskets à la mode à plus de 150€.
De profiter des dimanches ensoleillés, à se promener sur les bords de Seine en poussant sa poussette, puis en le regardant faire du vélo sans les roulettes, et donner main dans la main à manger aux cygnes. Enfin à supplier de le voir poser sa manette de jeu pour passer un peu de temps avec ses pères.
De surveiller ses fréquentations, de voir l’amour rentrer dans sa vie, puis en sortir cruellement, de le voir surmonter sa première désillusion, et d’espérer de nouveau au grand amour.
De veiller sur ses nuits, penché au dessus de son berceau, à attendre seul sur le canapé jusqu’à 4h du matin, qu’il rentre de boite de nuit.
De voir les crayons de coloriage se transformer en règle et compas, puis en calculatrice scientifique…
De créer une famille, une vraie, remplie d’Amour. Avec des grands-parents, une marraine et un parrain. Des cousins, cousines et des amis. Et deux papas.

Allez, plus que quelques jours pour que le rêve puisse devenir une réalité possible.

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