Bon, vous avez tous compris que mon animal préféré était le chat. Ce n’est pas très original, c’est un animal familier, qu’on croise à tous les coins de rue et dans bon nombre de foyers. Je ne peux pas dire qu’il y a d’autres animaux dont je raffole vu que je les aime presque tous. Il est vrai que j’ai un peu de mal avec les serpents, les araignées, et les insectes en tout genre. Je n’en suis pas friand, mais je n’irai pas les tuer pour autant ! S’il y en a un qui me dérange, je passe mon chemin. Et si je ne peux pas le passer, je crie très fort pour que mon homme vienne me sauver de ses affreuses pattes velues ! Je précise, car je suis fier de moi que les guêpes et autres abeilles ne m’effraient pas… Je suis un vrai dur quand je veux. Et c’est à moi de jouer les Superman quand une guêpe vient envahir notre espace vital, en la guidant vers d’autres lieux, plus sucrés.

Si vous suivez bien ce blog, ce que j’espère, car il y aura bientôt une interrogation surprise, vous savez que j’aime la photographie, la montagne et les animaux… Dans mes Alpes du Sud, point d’ours à me mettre sous la dent donc je « chasse » d’autres spécimens. Avec un minimum de patience, et de savoir-faire, on peut très vite devenir adepte de la marmotte.

Pour approcher la marmotte, il faut impérativement de la patience. Beaucoup de patience… Elles sont curieuses, mais pas non plus téméraires. Généralement, il y a toujours des sentinelles. Des marmottes qui scruteront le ciel et les environs afin de prévenir d’éventuels dangers. Et s’il y a quoi que ce soit qui s’approche (humain, aigle ou buse, etc…) un sifflement aigu viendra prévenir les autres qui mangeaient tranquillement dans les alentours. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elles seront toutes en sécurité au fond de leurs terriers. Avec l’expérience, durant nos randonnées, nous les voyons au loin. Reste ensuite à les approcher pour les prendre en photo. Il faut déjà sélectionner le sujet en fonction de la lumière. Prendre un animal en contre-jour est toujours une grande déception quand on découvre les photos. Le soleil devra être dans le dos du photographe, et au pire sur un côté. Le deuxième facteur de l’approche parfaite est le sens du vent. C’est tout bête, mais vent de dos, la marmotte vous sentira à des kilomètres, car oui, quand on fait de la randonnée, on est quelque peu en sueur… Et cette bonne sueur, qui humidifie votre tee-shirt et le colle à votre corps d’athlète, a une odeur. Et si vous arrivez à la sentir, imaginez une marmotte à l’odorat bien plus développé que le nôtre… À en vomir ! C’est pour ça qu’elle ira vite au fond de son terrier respirer une odeur bien plus pure et saine ! Qui plus est, au cas ou vous tombez sur la seule marmotte qui à l’odorat d’un grand-père de 80 balais avec une bonne sinusite, avoir le vent dans le dos portera les sons jusqu’à sa fine oreille, car oui, votre sac à dos rempli de 3 litres de flotte, de vos supers repas lyophilisés, de la tente et son matelas, de vos 5 tee-shirts de rechange etc, ça fait son poids mine de rien. Et le sol plein de cailloux ou de brindilles ne vous laissera aucune chance ! Donc pour résumer, soleil au dos, vent de face…

À partir de là vient ce que j’appelle « la photo au pas-à-pas ». Grâce à la numérisation des photos, nous pouvons dorénavant prendre une photo, faire un pas lent et contrôlé, refaire une photo, refaire un pas, etc… jusqu’à ce que la marmotte en ait marre de votre petit jeu et aille voir ailleurs si vous y êtes, ou que vous soyez suffisamment prêt pour la toucher avec votre objectif… Bien évidemment, la deuxième solution ne m’est jamais arrivée. J’ai souvent réussi à être assez près pour photographier puis observer. Car j’adore aussi me poser et apprécier ce moment magique, où je me retrouve à deux mètres d’un animal sauvage, et qui est aussi curieux que moi…

Il existe plusieurs photos de marmotte possible. La photo d’ouverture du billet est un petit marmotton. Son terrier était au pied d’un énorme mélèze. À la base, ce n’est pas lui que j’avais repéré, mais son père (ou sa mère je n’ai pas été vérifier…). Après m’être placé tranquillement face au vent, le soleil étant placé de manière à pouvoir faire une approche tranquille, je me suis mis à plat ventre et ai commencé tranquillement à me rapprocher. L’adulte sortait sa tête en alternance avec le petit. Un me semblait méfiant, le second plus curieux. Mon approche a duré une heure. Quelquefois je devais attendre 10 minutes avant que le marmotton daigne revenir voir si j’étais toujours là, vu qu’il ne pouvait me sentir. Au bout d’une heure, j’étais à 1m50 environ du terrier et pour ne pas effrayer plus les animaux, je me suis arrêté la, mon objectif (300) me permettait de faire des portraits convenables. Ce moment vous vous en doutez a été magique. Ce petit était adorable, curieux et trouillard en même temps. Il a posé pour moi pourrait-on croire !

Quelquefois, on croise une marmotte en train de faire le plein de soleil sur une pierre ou plus rarement sur une branche. Cette dernière, que j’ai dérangée pendant une de ses nombreuses siestes, m’a quand même laissé le temps de la photographier afin que vous puissiez la contempler…

Tags: , , , ,