Mes parents sont venus nous rendre visite le week-end dernier. Depuis l’achat de la maison, nous n’avions toujours pas de lit pour la chambre d’amis. La loose quand même… Trois ans après, nous avons investi dans un clic-clac et nos invités peuvent enfin dormir dans un vrai lit et vraiment ressentir le dicton « fais comme chez toi ».

Non parce qu’avant, s’ils voulaient dormir passer la nuit, c’était un vieux matelas gonflable / dégonflable qui faisait office de lit d’appoint. Le truc bien en plastique qui, quand tu bouges la nuit, réveille toute la maison… et le chat, une fois réveillé, il miaule! Quant aux lapins, ils grattent leur cage jusqu’à ce que mort s’en suive (ou au pire que des croquettes tombent du ciel)… Bref, mieux valait ne pas bouger une oreille durant son sommeil, même quand le matelas se dégonflait insidieusement et que tu te retrouvais le dos sur le parquet.

Mes parents n’étaient jamais restés dormir, et c’était bien compréhensible. Cette fois, j’ai réussi à les convaincre de ne pas passer en coup de vent. Deux jours pleins à la campagne, ça leur changera de leur ville polluée. Et la chance étant de notre côté, on a eu un week-end ensoleillé magistral, après une semaine pourrie, remplie de gris et de pluie.

Ma mère m’a offert, en avance, mon cadeau de Noël. Ou plutôt nous avons échangé nos appareils photos reflex, et la différence de prix et de catégorie était le cadeau. Ma mère récupérait mon Canon 450D que mon homme m’avait offert en juillet, pour me donner son 40D, trop complexe pour elle à son goût. Un reflex amateur contre un semi-professionnel… J’y gagne énormément et elle le sait. Mais bon, c’est ma mère et elle ne recule devant rien pour mon plaisir, depuis toujours, et j’en suis bien conscient.

Dans ce billet, je vous parlais des balades que je faisais adolescent avec elle à Paris. 20 ans ont passé et, pour quelques heures, le temps d’une balade, j’ai retrouvé ces moments perdus de ma jeunesse. Entouré de mes parents, sur les bord de Seine ensoleillés, j’avais de nouveau 17 ans… et ils en avaient 20 de moins aussi. Durant ces 3 heures, le sourire n’a pas quitté nos lèvres. Sauf peut-être celles de mon père qui commençait à trouver la balade un petit peu trop épuisante ! 20 ans de plus, ça commence à se faire ressentir.

Mais moi, j’avais 17 ans. Moi j’étais heureux. Moi je faisais un petit concours photo avec ma mère, tout sourire. Moi, je leur faisais voir tous les petits coins que j’avais découvert depuis les 3 ans que je fréquente le coin. Moi, je voulais adopter un chaton qui nous suivait. Moi, je me suis perdu dans les allées à force d’avoir la tête à mes 17 ans. Moi, je faisais découvrir le GPS de l’iPhone à mon père. Moi, je rigolais. Moi, j’étais heureux.

Et maintenant, j’ai peur de perdre tous ces moments un jour. Tous ces moments qui restent gravés dans ma mémoire, et que je couche ici pour, peut être, les retrouver un jour… Enfin, pour le moment, je m’accroche à ces 17 ans. Pour quelques heures encore, quelques minutes…

PS : Ah au fait – bien évidemment – j’ai gagné le concours photo hein ! L’élève a dépassé son Maître…

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